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Notre installation semble tout à fait convenable après trois mois en Nouvelle Zélande, à plus de 16 000 km de la maison…. Notre famille est restée la même mais a pris le rythme néo-zélandais:
Les petits matins sont toujours difficiles pour les garçons qui aiment traîner au lit ou regarder la télé mais le ”breakfast ” n’est jamais oublié ni la “lunch box”qui accompagne tout écolier .
Le climat tempéré et la végétation tellement européenne ne nous dépaysent pas et notre environnement ressemble à une fin d’été très sec de moyenne montagne….Les chapeaux sont devenus nos accessoirs preférés.
 Pèle-mèle de la vie de tous les jours.









Bruno a réparé la cheminée de notre maison car nous avons déja envie de soirées aux coin du feu .C’est aussi le seul chauffage pour beaucoup de maisons et le bois est très abondant dans tout le pays. Il a aussi tenté de boucher quelques espaces ouverts de notre maison en bois pour ne pas avoir le passage de souris qui terrorisent la maîtresse de maison… Mais il semble que ce fléau, compagnon universel des hommes reste une fatalité…
En fin d’après midi, vers 18h 30 nous avons notre dîner à cinq pour ensuite jouer, discuter, faire le “home work” de l’école et lire en français avant de se reposer…
Quand nous le pouvons , Lothar et Irvine essayent de pêcher .. il y a de fameuses truites dans le lac…et nous faisons quelques excursions dans les environs de Wanaka.
Nous sommes motivés pour découvrir les quelques animaux sauvages de la Nouvelle-Zélande mais aussi pour apprécier les paysages ...


 Qu’en est-il vraiment de la “wild life” de ces îles ayant échappé à la colonisation par les hommes jusque vers 1350 ans après JC ?

Les premiers arrivants ,des polynésiens à la recherche de nouveaux territoires ont débarqué de leurs doubles pyrogues sur AOTEAROA. Cette vaste île tempérée, montagneuse et recouverte de forêts était le sanctuaire d’oiseaux, de divers animaux sauf les mammifères (exception faite des chauves souris et des phoques) et de plantes uniques au monde….
La moitié des espèces de Manchots et d’Albatros ont leur site d’élevage en NZ…
La faune de lézards est la plus riche des zones tempérées du monde…
Plusieurs espèces d’oiseaux incapables de voler existaient: les Moas, les Kiwis….
Des espèces de plantes et des reptiles, ayant cotoyé les dinosaures, existaient encore…etc

Ces premiers hommes, les Maoris ont apportés avec eux les chiens , les rats et la patate douce. Ils ont chassé les grands oiseaux, brulé de grandes étendues de forêt pour cultiver et pour mieux poursuivre les Moas. Leurs chiens et les rats ont été les premiers prédateurs des oeufs et des oiseaux de ce territoire. Une vingtaine d’espèces d’oiseaux ont disparu totalement après l’arrivée des Maoris …..notamment le plus grand aigle du monde (3m d’envergure) Haast’s eagle , les Moas qui ressemblaient aux autruches et qui pouvaient atteindre 1,6m de haut mais aussi le gecko géant , une sorte de lézard de 60 cm de long …. 


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Abel Tasman,un hollandais, est le premier européen a posé pied dans l’île du sud en1642. Il nomme ce nouveau pays la Nouvelle-Zélande d’après une region de Hollande, mais la rencontre avec les Maoris est meurtrière et c’est seulement 126 ans après que le capitaine Cook visite et trace la carte des deux îles. Il veille à rester amical avec les habitants …
Après les explorateurs, de nombreux chasseurs de phoques et de baleines arrivent d’Europe et massacrent ces animaux pour en exploiter la peau , la graisse et quelques autres parties… puis d’autres exploitent les exceptionnelles forêts de Kauri et de Rimu pour construire des bateaux…Bien sûr ces européens font du commerce de nourriture avec les Maoris et leur vendent des produits manufacturés .



Après le traité de Waitangi en 1840 entre la couronne anglaise et les nombreux chefs Maoris , de nombreux navires déversent des familles de colons espérant une vie meilleure aux antipodes….et dès 1860, la ruée vers l’or ammènent des foule d’hommes d’origine variée et notamment des chinois…
Ces nouveaux habitants transforment par leur besoins alimentaires, leurs cultures ou leurs élevages les paysages, la faune et la flore du pays:
A l’heure actuelle, 1500 espèces de plantes venues du monde entier coexistent avec 2200 espèces typiquement néo-zélandaises.4 nouvelles arrivent tous les ans… Certaines espèces animales sont extrêmement en danger telles que le Tuatara ou le Kiwi mais les grands arbres deviennent aussi très rares
‘Te Matua Ngahere’ est un des derniers arbres survivants ;C’est un Kauri de 1500 ans, il est protégé…

De plus, certaines plantes et certains animaux sont de vrais fléaux pour la vie sauvage de Nouvelles-Zélande: La clématite des haies (old man’s beard) ou la callune qui prend la place des plantes naturelles sur d’importants territoires…le Wallaby et le Possum d’Australie, le Chamois , les Cerfs introduits pour être chassé comme les Lapins mais aussi les Hérissons (éh ,oui… ils ne sont pas faits pour la vie néo-zélandaise), les cochons mais encore les furets et les belettes…..tout cela amène encore à dire que l’Homme a beaucoup de mal à controler ses bétises!... et il les oublie trop facilement….Ici aussi les OGM n’inspirent rien de bon! 
Alors autour de nous il n’y a guère que les Manukas et quelques canards qui doivent être D’ORIGINE , même les pâturages abondamment irrigués sont “made in Europe” et leurs occupants , des moutons, des vaches, des cerfs ou des alpagas extrêmement peu sauvages…Par mode ou par conscience, les jardins actuellement créés contiennent d’avantage de plantes autochtones comme les “tussocks”, grandes herbes en touffe, les“ Cabbage trees”et les “ Toetoes”… 




Nous sommes qu’en même allés jusqu’à la péninsule de l’Otago à côté de Dunedin, grande ville de l’île du Sud pour être décoiffé et époustouflé par le vol magestueux des plus grands oiseaux du monde, les Albatros. Ses voiliers des mers du Sud viennent tous les deux ans se retrouver en couple fidèle pour couver et nourrir un poussin qui en quelques semaines atteint le poids d’un adulte (environ 7 kg)…
Nous avons aussi surpris et inquiétés quelques phoques tranquilles et à quatre pattes nous nous sommes retrouvés nez contre bec avec le plus petit manchot du monde ou blue Penguin et son poussin cachés sous les planches d’un passage pour touristes.... et ça … c’est pas des histoires et ce n’est possible qu’ici!....





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